Comme plusieurs fiches indicateurs de l'Observatoire l'ont montré, l'occupation du sol en bord de mer est souvent spécifique. Les territoires artificialisés et les milieux naturels ouverts sont généralement plus nombreux alors que les terres agricoles et les forêts sont moins présentes.
Des techniques géostatistiques telles que le lissage permettent de rendre compte visuellement et simplement des grands types d'occupation du sol. Elles sont complémentaires aux études statistiques qui donnent une vision chiffrée et plus fine des phénomènes.
Le territoire métropolitain a été découpé en 54 000 hexagones réguliers de 2 km de base et ayant une superficie de 10,39 km². L'occupation du sol en 44 postes issue de la base de données CORINE Land Cover est lissée à partir de ce maillage. Pour chaque hexagone, on prend en compte son occupation du sol mais aussi celle des hexagones avoisinants situés à moins de 20 km. Le poids de ces hexagones dans le calcul de l'occupation lissée de l'hexagone central est inversément proportionnel à leur
éloignement : plus ils sont loin, dans la limite de 20 km, et plus leur poids dans le résultat est faible.
Cette technique permet de simplifier la lecture parfois complexe des données brutes et donne des grandes tendances d'occupation du sol.
Afin de simplifier les cartes ci-dessous, seuls les hexagones pour lesquels la valeur cartographiée est supérieure à la moyenne nationale sont représentés. Ceci permet de seulement cartographier les secteurs importants pour le paramètre étudié
D'après la figure n°1, la part des territoires artificialisés* est très forte sur le littoral. Elle est par ailleurs assez souvent spécifique et en rupture avec l'arrière-pays. C'est le cas sur le littoral de la Seine-Maritime jusqu'à l'est du Calvados, dans le nord et l'ouest du Cotentin, de la Bretagne à la Vendée, dans le sud de l'Aquitaine et sur la majeure partie des côtes méditerranéennes, en dehors de la Corse où la pression de l'artificialisation est faible sur le littoral.
* territoires artificialisés : zones urbaines et industrielles, voies de communication, décharges, chantiers et espaces verts.
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Figure 1 : poids des terres artificialisées |
Note : la part des territoires artificialisés est mesurée après un lissage avec un rayon de 20 km dans des cellules hexagonales de 10,39 km².
Source : UE-Ifen, CORINE Land Cover 2000 - Observatoire du littoral.
Comme le montre la figure n°2, la spécificité littorale est peu marquée et il y a rarement de rupture nette entre le littoral et l'arrière-pays concernant cet indicateur excepté sur les côtes allant du Finistère à la Loire Atlantique où les grandes cultures sont souvent moins importantes sur le littoral que dans l'arrière-pays.
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Figure 2 : poids des terres arables |
Note : la part des territoires artificialisés est mesurée après un lissage avec un rayon de 20 km dans des cellules hexagonales de 10,39 km².
Source : UE-Ifen, CORINE Land Cover 2000 - Observatoire du littoral.
La répartition des prairies est hétérogène sur le littoral. Elles sont importantes sur le littoral bas-normand en continuité avec le bocage normand, sur la Côte d'Opale et dans les secteurs de marais atlantiques (Baie de Bourgneuf, Marais poitevin, Marais de Brouage).
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Figure 3: poids des prairies |
Note : la part des territoires artificialisés est mesurée après un lissage avec un rayon de 20 km dans des cellules hexagonales de 10,39 km².
Source : UE-Ifen, CORINE Land Cover 2000 - Observatoire du littoral.
Le littoral est souvent marqué par une forte part de milieux ouverts, de zones humides et de surfaces en eau, en rupture avec l'arrière-pays. Ceci se constate pour la Baie de Somme, le nord de Cotentin et l'essentiel des côtes de l'Atlantique. Sur les côtes de Méditerranée, la part des milieux naturels ouverts, des zones humides et des surfaces en eau est très forte sur le littoral, en continuité avec son arrière-pays.
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Figure 4 : poids des milieux naturels ouverts, des zones humides et des surfaces en eau |
Note : la part des territoires artificialisés est mesurée après un lissage avec un rayon de 20 km dans des cellules hexagonales de 10,39 km².
Source : UE-Ifen, CORINE Land Cover 2000 - Observatoire du littoral.
La base de données CORINE Land Cover
La base de données géographiques CORINE Land Cover (CLC) est un inventaire biophysique de l'occupation des terres mis en œuvre à l'échelle européenne sous l'égide de l'Agence européenne pour l'Environnement. En France, l'Institut français de l'Environnement est chargé d'en assurer la production, la maintenance et la diffusion.
La base de données CLC a été réalisée à partir d'images satellitaires de l'année 2000 (+/- 1 an). C'est un véritable référentiel d'occupation du sol à l'échelle du 100 000ème. La surface des plus petites unités cartographiées (seuil de description) est de 25 ha. Pour les objets allongés, (routes et voies ferrées, cours d'eau, …), une largeur minimale de 100 m est nécessaire pour une prise en compte.
La nomenclature d'occupation du sol de CORINE Land Cover est hiérarchisée en 3 niveaux qui permettent de couvrir l'ensemble du territoire. Elle comprend 5 postes au niveau 1, 15 au niveau 2 et 44 au niveau 3.
1-Territoires artificialisés
2-Terres agricoles
3-Forêts et espaces ouverts
4-Zones humides
5-Surfaces en eau